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9 décembre 2012

Citron pressé et jarret de porc en promo

Résumé des épisodes précédents : Pour exaucer mon vœu de trouver enfin la moitié qui me conviendrait, j'avais fini par comprendre que le salut ne se trouvait pas sur les sites de rencontres. Certes, j'aurai pu, à défaut de trouver l'âme sœur, me faire du fric en créant Araignéeauplafond.com ou Pet'aucasque.fr. Là, au moins, j'aurai été certain d'avoir du monde. Mais bon, un autre petit malin avait eu une telle idée avant moi en créant Hommepansement.fr (si si, ça existe !). Heureusement, il me restait d'autres pistes à explorer...

Les amis ont ceci de bien que, pour vous remonter le moral, ils sont prêts à tout (bon, il faut quand même éviter certaines choses comme de leur emprunter de l'argent...) et pour cela, ils ont toujours une idée de rechange.

Un jour, une amie à qui je contais mes déboires sur internet, a donc ressorti des vieux cartons de sa pensée une méthode dont je n'avais plus entendu parler depuis une bonne quinzaine d'années : le speed dating.

 
 
Je me souvenais maintenant : dans les années 90, cette méthode anglo-saxonne était présentée comme révolutionnaire pour rencontrer l'homme ou la femme de sa vie. Imaginez... des dizaines de filles (ou de mecs pour ces demoiselles) célibataires, rencontrées en une seule fois autour d'un verre, toutes mues par ce désir ardent de rencontrer ENFIN celui qui ferait chavirer leur cœur (sortez les violons) ! Après mes expériences de sites de rencontres, une telle promesse relevait presque d’un scénario de film de science-fiction. Ça ne pouvait pas être une mauvaise idée ? Ben si...

 
 
Un citron un peu trop pressé

J'ai donc cherché sur mon ami Google et j'ai trouvé les soirées « Lemon Friday ».

Pour « Friday», j'avais bien compris : lesdites soirées se tenaient le vendredi soir. En revanche, pour le « Lemon », je n’ai toujours pas compris le rapport avec le citron...

Le site de l'organisateur annonçait « une soirée unique en son genre, placée sous le signe de la décontraction, dans une ambiance lounge et cosy » avec des séances de rencontres chronométrées de 6 minutes toutes les demi-heures pour séduire, et à partir de 23h, la soirée se poursuivait « aux sons Disco Originale et Funky House... jusqu'au bout de la nuit ! ».

Mouais... pourquoi est-ce que d'entrée de jeu, ça sentait le plan loose ?

Enfin au moins, même si je ne faisais aucune rencontre probante par le biais de ces entrevues furtives, je pourrai toujours essayer d’exercer mes talents de séducteur sur le dancefloor !

 
 
Ah ben non, c'est vrai merde... J'avais oublié que je dansais comme une clé à molette. Tant pis pour la Disco Originale et la Funky House.

Reste que si je ne trouvais pas ma dulcinée en ce vendredi citronné, j'avais au moins l'espoir de rentrer en état d'ivresse...

 

Je me suis donc rendu dans le bar-resto-boîte « trendy » comme disait la pub près du quartier du Sentier à Paris.

Un resto banal et désert au rez-de-chaussée, un espace aménagé en boîte de nuit quelconque au sous-sol. Je n'ai pas trouvé le côté « trendy » à moins qu'ils aient voulu parler des plots cylindriques recouverts de moquette usée qui faisaient office de sièges aux petites tables basses autour des 12m2 de piste de danse. Mais vu que ce genre d'aménagement était déjà trendy au milieu des années 80, c'est ce qu'on devait probablement appeler « une tendance lourde » alors...

À l'entrée, j'ai été accueilli par un type pas franchement aimable - probablement le patron du lieu - et dont le but premier n'était d’évidence pas de s'assurer que je passe une bonne soirée mais bien que je paie les 15 € de droit d'entrée et « vite monsieur... vous voyez bien qu'il y a du monde ! ».
Trendy donc.

Au vu de sa chemise ouverte, de sa gourmette en or et de sa Rolex au poignet, en voilà un qui pourra se dire à l'aube de ses 50 ans qu'il n'a pas raté sa vie...

 

En tout cas, avec son côté petit Patrick Abitbol à mater le cul des nanas qui rentraient (et à qui il ne disait étrangement pas de se presser), il avait bien compris qu’il y avait plus agréable pour se faire du fric dans ce quartier qu'en vendant des jeans.



 Une bière et des truies

4€ de vestiaire plus tard (ça aussi c'est trendy ?), me voilà enfin au bar. J'avais décidé de cramer ma conso directement en arrivant. La serveuse était encore moins aimable que le gérant (pourtant il y avait du challenge !). J’ai commandé un mojito avant qu’elle ne m'indique sur un ton sec que ma conso gratuite n'incluait pas les cocktails.
Trendy encore probablement.

Ce sera donc une bière. Elle était chaude. Au vu des filles qui arrivaient, la soirée s’annonçait tout l’inverse de ladite bière.

 

La bière et son affreux goût de pisse en main, j’avançais sans illusion vers la partie lounge du lieu. Restons dans les anglicismes. Moi j’aurai plutôt qualifié l’endroit de cheap que de lounge.
Un type qui essayait de paraître passionné par son boulot en appliquant des méthodes d’animation qu’il avait dû apprendre en bossant l’été au night-club du « Camping des flots bleus » de Palavas s’est approché pour m’expliquer le concept.
Les filles seraient assises sur des grands canapés dans la pénombre et les mecs changeraient de place toutes les 6 minutes. Je disposais d’une feuille sur laquelle je pouvais prendre des notes. À la fin de l’exercice, je relèverai les numéros des filles avec qui le courant serait passé (si d’aventure il y en avait !) et il me suffirait une fois chez moi de renseigner ces numéros sur leur site internet. Les demoiselles feraient de même et si l’une des filles que je sélectionnerai avait également jeté son dévolu sur moi, je recevrai ses coordonnées complètes par mail.
J’avais donc le numéro 320.

 
 
À 21h, on devait déjà être au moins 200 dans ce sous-sol conçu pour en accueillir la moitié. L’ambiance relevait plus du hall de gare que de celle d’un piano bar jazz. Pour le côté lounge et cosy, Patrick Abitbol et sa bande s’étaient bien foutus de ma gueule.
Un rapide coup d’œil tout autour de moi confirmait mes craintes. C’était bien le rebut des sites de rencontres que l’on trouvait dans ce genre de soirées. Or, j’avais déjà réussi à me convaincre (l’avez-vous été en lisant mes chroniques précédentes ?) que les sites de rencontres c’était le rebut de la vie réelle. Alors vous imaginez le rebut du rebut ?
Ça ne ressemblait pas franchement au casting « Elite Model Look ». J’avais l’impression d’être aux halles de Rungis.
 
Le Philippe Risoli du Sentier qui m’avait assigné mon numéro parquait déjà les demoiselles sur les canapés dont la savante disposition formait comme un enclos (au cas où quelqu’un voudrait s’enfuir ?). Le timing de la soirée semblait parfaitement réglé. Les hordes de mecs à l’extérieur de l’enclos les regardaient et attendaient leur tour pour être assis à côté des nanas. En les voyant presque la langue pendante façon loup de Tex Avery, j’avais du mal en mon for intérieur à me sentir anthropologiquement proche de mes congénères masculins.
Les mecs  trépignaient visiblement d’impatience comme si on leur avait dit « Tâtez-moi ce cuissot bien gras mon bon monsieur. C’est de la truie label rouge premier choix ».

Pourtant il n’y avait de quoi se lever la nuit…

 C’était à mon tour de rentrer dans l’arène. Quelle chance ! Je faisais partie du premier groupe à passer. En voyant les 5 nanas que je devais rencontrer, je me suis demandé si je n’aurai pas dû choisir un « Very very speed dating ». Genre 1 minute de tête-à-tête. Place aux joutes verbales (hum hum…).

(à suivre…)

4 commentaires:

  1. Je te souhaite un beau cadeau au pied du sapin, et pourquoi pas une belle amoureuse!!!pour la vie.
    Mais continu à nous régaler et à nous faire rire.

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  2. je ne connais pas le contexte ... est ce qu'il me donne envie d'y courir oui peut être en reculons ....toute fois une autre expérience a vivre ...

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  3. Lemon Friday : 15€ l'entrée + le vestiaire + les consos de la soirée.

    Le concept est pourtant clair : C'est vendredi et on va te presser comme un citron.

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  4. J'adore te lire sauf que pour la célibataire récente c'est juste terrifiant.

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