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23 décembre 2012

Happy Hour : deux idiotes pour le prix d'une !

Résumé des épisodes précédents : Convaincu par une amie d'essayer le speed dating pour tenter de rencontrer des filles d'un autre calibre que celles que je pouvais croiser sur les sites de rencontres, j'avais vite compris en arrivant un vendredi soir de septembre dernier dans le bar-boîte has been du centre de Paris qui accueillait les soirées « Lemon Friday », que j'avais autant de chances de rencontrer la femme de ma vie ici, que de devenir plein aux as en jouant à Euromillions. Sauf que lorsque je me délestais de 15 € dans des grilles Euromillions, j'avais au moins droit au tirage...





Je suis rentré dans l'enclos réservé aux tête-à-tête et le Philippe Risoli du Sentier m'a demandé de prendre place sur le canapé en feutrine noire, à la droite de la première des 5 filles que j'allais rencontrer au cours de la session.



Et là... incroyable : elle était tout simplement magnifique ! une brune pétillante qui dégageait un charme fou. Elle avait un regard mutin qui aurait fait fondre n'importe qui et, derrière sa tenue chic et sexy, elle semblait présenter une plastique quasi parfaite....
Naaaannn ! J'déconne !
Vous gardez l'adjectif « brune » de la description ci-dessus et vous jetez tout le reste.


Le Pôle Emploi de la drague

Sarah (mais je peux aussi la désigner par son numéro, le 28) n'était pas la plus moche du lot. En fait, j'aurai à rencontrer 5 filles au cours de l'exercice mais sur un total de 25 ou 30 filles par session.
D'un simple regard et avant même que le jeu ne commence, je pouvais déjà regretter celles que je n'avais pas la chance d'avoir dans ma brochette des 5 nanas en enfilade à ma droite, puisqu'à la fin de chaque plage de 6 minutes, les mecs se décalaient d'une place.
C'est le jeu ma bonne Lucette...

Enfin... soyons honnêtes, le regret était tout relatif. La fille la mieux du paddock était quelconque et la plus moche était... Non ! Ce n'est pas bien de se moquer du physique des gens.
Je garderai donc mon avis sur ce succube par devers moi.



Mais voilà que tout était en place. Vincent Lagaf', accroché à son chronomètre, était excité comme s'il donnait le départ d'un Grand Prix moto (ah... j'avais dit Philippe Risoli ? Peu importe, vous avez saisi le style du bonhomme).
Top ! C'était parti pour 6 minutes de pure folie !

Sarah m'a immédiatement indiqué qu'elle avait 31 ans, qu'elle travaillait à La Défense dans l'informatique financière et qu'elle était timide.
Bon, ok... Comme entrée en matière, on fait un peu moins formel, mais voyons la suite avant de juger.
Elle avait balancé ça directement, comme s'il était urgent de se débarrasser de ces 3 informations pour pouvoir se sentir soulagée d'avoir fait sa part de présentation, et libre d'appliquer ensuite consciencieusement la méthode qu'elle avait dû répéter chez elle devant sa glace.

Dans la pénombre du lieu, elle me regardait d'un air étrange, avec une sorte d'appréhension. Il faut dire que ce sous-sol trendy, sans fenêtres, était étouffant. Je la comprenais ; difficile de créer des conditions idéales pour une quelconque attirance (je ne parle même pas d'une tension érotique !) dans cette cave.



Sarah parlait d'une voix blanche et neutre.
Je m'étais depuis longtemps figuré que, dans toute soirée speed dating, il devait toujours y avoir au moins une personne qui envisageait l'exercice comme un interrogatoire de police.  Ce soir là, je n'y ai eu droit en effet qu'une seule fois. Mais je suis tombé dessus d'entrée de jeu.
La brune débitait ses questions visiblement selon un ordre préétabli et avec une rigueur militaire. J'avais l'impression d'être suspecté de quelque chose, comme si j'étais au commissariat, en garde à vue. C'était non seulement très très chiant, mais limite flippant de la voir s'emballer de plus en plus à mesure qu'elle prenait confiance au fil du déroulé de son questionnaire.



Je comprends la curiosité naturelle qui pousse tout un chacun, lorsque l'on rencontre une personne nouvelle, à connaître certains détails de sa vie, comme par exemple le métier qu'elle exerce. Et puis cela permet souvent d'ouvrir la conversation et de briser la glace.
Mais n'y a t-il pas d'autres occasions plus appropriées qu'un tel exercice si bref et chronométré, pour s'enquérir de mes compétences professionnelles ?
Pour le coup, à mesure que le terme du premier tête-à-tête approchait, j'avais de plus en plus l'impression de passer un entretien d'embauche !
Je suis resté incrédule quand elle m'a demandé  :

- « Et tu parles bien anglais ? »

J'ai presque regretté quand Benjamin Castaldi a hurlé « Stoooooooooooop !!! » à la fin du temps imparti car j'aurai bien aimé lui demander ce que ça pouvait lui foutre. À moins qu'elle n'ait voulu faire passer un message subliminal pour savoir si je savais bien me servir de ma langue...



En fait, je crois que le numéro 28 ne faisait pas partie de la combinaison gagnante aux jeux de l'amour et du hasard...

Au coeur de la quatrième dimension...

J'ai salué poliment Sarah et me suis décalé d'une place vers la droite pour me retrouver assis face à Sandrine.
Le numéro 25 était de nouveau une brune, avec des lunettes en forme d'ailes de papillon, mal fagotée et avec ce petit quelque chose d'indéfinissable dans l'expression (un peu comme le charme mais... à l'envers) qui lui conférait un air de Germaine Bidochon qui lui collait à la peau quoi qu'elle fît.
Si Sarah n'avait révélé que peu de choses sur elle, Sandrine en revanche, ne m'a pas laissé la parole. Elle a réussi à me résumer les 3 dernières années de sa vie en 6 minutes. Sa logorrhée était inarrêtable.

Elle m'a d'abord indiqué qu'elle avait 41 ans. Or la soirée était réservée aux 30-40 ans. Elle a ajouté avec un petit rire un peu gêné :

- « Mais moi j'aime bien les plus jeunes. Hi hi. ».

Très drôle.
Elle ne s'était pas demandée si les hommes qu'elle allait rencontrer ce soir là avaient, eux, envie de rencontrer une fille plus vieille. Pff... Bouffonne !

Ce n'est pas qu'elle faisait vieille peau (41 ans tout de même, c'est encore très jeune et je n'en suis plus si loin !), c'est qu'elle faisait « périmée ». En la regardant, elle m'inspirait l'odeur de la naphtaline et les papiers peints ocres avec des motifs années 70 des appartements de grands-mères veuves...
Bref, ça partait mal.

Sandrine était gérante d'un hôtel en lointaine banlieue parisienne et avait vécu 2 histoires d'amour depuis qu'elle était célibataire. La première avec le plombier qui venait faire les menues réparations de plomberie dans son hôtel (ça ne s'invente pas !).
Manifestement, il voulait bien s'occuper de sa plomberie personnelle, mais comme il était marié, qu'il avait 2 enfants et qu'il n'avait pas eu l'intention de quitter sa femme, elle avait dû se résoudre à rompre après quelques mois.

Elle ajouta que pour ça, c'était bien pratique d'avoir un hôtel car elle pouvait faire venir son amant à l'heure du laitier et 

- « Il me prenait dans une des chambres de l'hôtel avant que la femme de ménage n'ait fini de faire les chambres ».

Elle ponctuait toujours ses anecdotes par « Hi hi ».
J'ai esquissé un léger sourire en imaginant Mario Bros en salopette en jean avec une clé de 12 dépassant de la poche kangourou de devant, culbutant la brune ordinaire aux lunettes à ailes papillons à la hâte, à 7h du matin, dans une chambre ordinaire d'un petit hôtel ordinaire d'une banlieue ordinaire...

C'était assez improbable qu'elle me raconte sa vie sexuelle au bout de... disons 3-4 minutes de conversation ! Bien que franchement ouvert d'esprit, j'étais presque mal à l'aise d'imaginer Germaine Bidochon en train de se faire trombiner par le plombier.



Mon sourire s'est vite effacé quand elle a ajouté en prenant un air éploré :

- « En même temps, ce n'était pas trop mal pour une première relation après la mort de mon mari... ».

Glups. En fait si elle était célibataire, ce n'était pas par choix.
Soit elle semblait encore très affectée par son deuil, soit elle avait dû faire l'Actor's Studio pour qu'on la prenne en pitié. Je n'avais pas prévu en venant à une soirée speed dating de réviser la fiche « Comment réagir à une situation dramatique au cours d'un tête-à-tête de séduction ».

Je regardais Julien Lepers et son chronomètre. Ça ne faisait pas plus de 6 minutes là que je discutais avec Sandrine ? Visiblement non...

Il restait les yeux rivés à son truc, à faire les cent pas dans l'enclos. Et encore une fois la même question que je m'étais déjà posé des dizaines de fois depuis que j'étais célibataire me revenait à l'esprit : mais qu'est-ce que je foutais là ?



(à suivre...)

10 commentaires:

  1. C'est Raymonde, madame Bidochon! Relis tes classiques!

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    1. Tout à fait M. Anonyme !
      Raymonde... J'ai lu ça il y a longtemps maios pourquoi ai-je cru que c'était Germaine ? Enfin, l'esprit est le même.
      Bientôt la suite...

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  2. Je déplore de n'avoir le résumé des quatre suivantes... Comptant moi-même essayer le lemon friday sous peu, cela m'aurait fait un chouette panel de rôles a endosser si d'aventure le présentateur s'était invité a ma table...

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    1. Et bien, il te suffit de lire le post suivant dans l'ordre chronologique...

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  3. 1h du matin et je viens d'avoir un vrai fou rire mais il est tard, je continuerai donc la découverte de ce blog demain !

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    1. Bienvenue sur mon blog et content que cette lecture vous ai plu. J'espère reprendre l'écriture dans quelque temps. En attendant, bonne lecture des autres posts et n'hésitez pas à rejoindre (et liker) la page FB que j'anime le reste du temps.

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    2. Bonsoir c'est fait pour la page FB même si ce n'est pas tout à fait pareil je trouve. J'ai donc hâte de lire la suite et vu que le dernier post datait de mars dernier, je suppose que cela ne saurait tarder...
      Stella

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    3. Vous n'avez pas dû aimer en effet puisque je vois que vous n'avez "liké" la page que quelques instants avant de vous raviser. Dommage. Je n'aurai pas été contre vous connaître un peu mieux.
      Oui comme je l'ai dit, je dois m'y remettre, peut-être sous une forme plus allégée et moins chronophage.

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  4. "Soit elle semblait encore très affectée par son deuil, soit elle avait dû faire l'Actor's Studio pour qu'on la prenne en pitié"
    ...Soit elle était involontairement responsable du décès. ^_^

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